JOUR 33 - KIAKTA / DARHAN - 100 km - Samedi 07 juillet

Publié le  07 Juillet 2018

A l'heure où vous posez la tête sur l'oreiller, nous émergeons péniblement de notre sommeil. Il est 4H du mat', 22H en France. C'est aujourd'hui que nous entamons le deuxième marathon du passage de frontière. Le soleil nous fait déjà de jolis clins d’œil et le ciel s'est coloré de rose. La route joue de l'alternance, tantôt belle mais aussi à trous, tantôt piste.  A 6 H, nous sommes tous sur la ligne de départ. La frontière n'est pas encore ouverte, mais comme les enfants, nous voulons être les premiers. Il est vrai que nous avons aperçu un autre groupe de camping-caristes dans le secteur et nous ne voulons pas être grillés. Petit déjeuner, café ou thé, il nous reste du temps pour le prendre tranquillement. Chacun en profite pour faire du rangement dans la demeure ou un peu d'écriture. 8H, les premiers arrivés vont à l'enregistrement. Le camping-car a la priorité : passage d'un miroir sous le véhicule puis ouverture des placards. Le douanier y jette à peine un coup d'oeil mais demande malgré tout à ouvrir frigo et congélateur. Et bien sûr, avec les cahots de la route, les aliments qui ont bougé, tombent sur le sol. Sorry, s'exclame le contrôleur gêné. Tout est parfait et validé par le coup de tampon sur la feuille que nous avions gardée lors de notre entrée en Russie. Alors que nous faisons valider notre passeport, nous apercevons au loin, le camping-car de Thierry et Emmanuelle sous le scanner. Serait-il malade, docteur ? Non, simple contrôle de routine.

Une fois franchie la grille, nous roulons dans le bain désinfectant, facturé 60 roubles, et reprenons les démarches du côté mongol. Les chauffeurs remplissent les documents puis nous allons faire la queue pour les passeports. Il n'y a pas que nous à patienter devant les guichets. Les Mongols, et ne dites surtout pas les mongoliens, sont aussi très impatients de rentrer au pays. Et ça pousse et ça pousse jusqu'à ce que nous fassions barrage devant le bureau. Par dépit, ils finiront par prendre une autre file. Les véhicules ne seront pas inspectés par les douaniers mongols. Les formalités de migration terminées, il nous faut trouver des devises. Banque et distributeur sont logés à la douane. C'est chouette ça, nous serons infiniment plus riches qu'en Russie : 2 856 Tögrögs pour 1 euro. Heureusement, nous avons prévu des valises, ici la carte bancaire est très peu acceptée.

A nous, les grands espaces à perte de vue, les troupeaux traversant tranquillement la route, les villages de yourtes et la simplicité des habitants. Ce soir, nous goûtons la quiétude d'un bivouac au bord du lac salé. Béatrice nous fait découvrir un excellent vin d'oranges maison qu'elle a apporté de France ainsi que des spécialités régionales. C'est la Miss Mongolie du raid qui s'est beaucoup investie pour l'association Christina Noble. Les fonds qu'elle a récoltés ont permis d'offrir une yourte entièrement aménagée au village d'enfants d'Oulan Bator. Nous le visiterons lundi et y déposerons nos dons, vêtements et fournitures scolaires.

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