Publié le  19 Juillet 2018

Celui qui n’a pas gravi la Grande Muraille n’est pas un héros, dit l’adage. La plus longue construction humaine fut bâtie dans le sang, des forçats travaillèrent dans des conditions exécrables, plus d’un million d’ouvriers y périrent, ce qui fait une moyenne de 150 morts au kilomètre. Malgré tout, cette ligne Maginot à la chinoise n’empêcha pas l’invasion de Genghis Khan et des Mongols. Le célèbre dragon de 6700 km est un chapelet de forteresses, de portes et de passages jalonnées de milliers de tours de guet. Les hommes communiquaient grâce à un système de signaux de feux. Tombée en désuétude au 19ème siècle, on commença sa restauration à la mort de Mao. Aujourd’hui, c’est l’emblème touristique la plus rentable du pays.

Dès notre arrivée, la grande dame nous fait grise mine. Elle restera enveloppée de son brouillard de pollution toute l’après-midi. Qu’importe, nous sommes bien décidés à parcourir son épine dorsale, à gravir les marches démesurées et affronter les descentes vertigineuses. Les plus courageux d’entre nous attaqueront la face sportive sur la gauche, à droite, la visite restera plus soft. Attention, les mollets, c’est à vous de jouer !

Après cette épreuve olympique, nous avons bien mérité une coupette de champagne. Merci la FFCC et ATO. Santé à tous.

 

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