JOUR 46 - PEKIN - Vendredi 20 juillet

Publié le  20 Juillet 2018

Nous laissons nos camping-cars sur le parking de l’hôtel Holiday-Inn de Pékin et partons en bus avec Nathalie. Il est 10H, 33°et une humidité de 90 % ont modéré notre dynamisme. Qu’importe, nous espérons trouver un peu de fraîcheur dans les jardins du palais d’été. Quelques chiffres à donner le tournis : 290 hectares, 3 000 édifices, 20 000 arbres et pas moins de 1 700 employés pour entretenir ce palais dont les sites principaux se trouvent sur la colline. La longue galerie couverte ornée de somptueuses peintures débouche sur le palais de marbre au bord du lac artificiel. Ce devait être un endroit vraiment idyllique à l’époque impériale. De nos jours, c’est le brouillard de pollution qui nous masque la vue. Au loin, nous apercevons le pont aux 17 arches avec le flot de touristes. Après un petit quart d’heure de navigation sur le lac, histoire de nous rafraîchir, nous prenons la direction du restaurant. Amis lecteurs, allez donc aussi déjeuner en attendant la suite.

Nous sommes requinqués pour l’après-midi qui s’annonce dense. Le premier site, le magnifique temple du ciel à dominance bleue, était jadis réservé à l’empereur et à son entourage. On y retrouve l’opposition du yin et du yang, du ciel et de la terre (rond pour le premier et carrée pour la seconde) et le symbole des chiffres. En ces temps-là, le 9 et ses multiples étaient le must. Devoirs de vacances, révisez vos tables de multiplications : le parc fait 9X30 ha, les marches se décomptent par séries de 9, les balustrades par 9X40 et ainsi de suite. L’empereur était le Dieu : s’il y avait des catastrophes, il devait venir prier. Au solstice d’été, il implorait le ciel pour obtenir de bonnes récoltes.

Les heures défilent très vite et il faudra se dépêcher pour arriver au cirque de Pékin. Les bouchons entravent la circulation dans le centre d’affaires où se dressent les gigantesques tours. Lorsque nous prenons place dans la salle climatisée (quel bonheur !), le spectacle est déjà en cours accompagné de sons et lumières. Nous allons dîner - ben oui, ça creuse toutes ces visites – c’est le défilé de mets plus ou moins épicés que nous picorons dans les assiettes du plateau tournant. Ce soir, nous abandonnons nos maisons roulantes pour dormir à l’hôtel. Chouette alors, il fait plus de 32° à l’intérieur et y dormir aurait été éprouvant.

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