JOUR 47 - PEKIN - Samedi 21 juillet

Publié le  21 Juillet 2018

Bien reposés et copieux petit déjeuner pris à l’hôtel, nous retrouvons Nathalie pour l’incontournable visite de la Cité Interdite au cœur de Pékin (Beijing en chinois qui signifie la ville du nord). A 8H30, nous traînons déjà les savates mais quand il faut, il faut. Imaginez donc le courage de tous ces Chinois qui dès 7 heures du matin, font 3 km de queue au pas de course, histoire de rendre un hommage de quelques secondes à Mao. Le Grand Timonier proclama la république populaire de Chine de la place Tian’Anmen. Nous la traversons pour entrer dans la Cité Interdite avec la foule de visiteurs. Le mercure est monté de quelques degrés part rapport à hier et nous dégoulinons de tous les côtés. Nous luttons contre la chaleur : bouteilles d’eau gelée, glaces, ventilateurs, éventails, chapeaux ou serviettes humidifiées seront plus ou moins bénéfiques.

Ancienne résidence de l’empereur, centre politique du pays, la Cité Interdite, à l’époque interdite au peuple, est une suite de cours pavées et de palais aux toitures vernissées. Les affaires se réglaient dans la première partie. L’empereur, l’impératrice, les épouses et les concubines vivaient dans la seconde partie. Excusez-nous, mais il fait 39° et le ressenti est de 41°, alors nous abrégeons pour gagner le car. C’est un vrai frigo, ce bus mais lorsque nous en descendons c’est le four. Oh là, là, jamais contents ces Français.

L’heure du repas. Encore ! Oui, oui, il est 12H30. L’après-midi sera plus détendue. On nous a vu venir !! Imaginez les voyageurs du crépuscule (c’est ainsi que les Chinois nous appellent parce que nous avons quelques cheveux blancs), donc ces fameux voyageurs attablés dans une maison ancienne du cœur de Pékin tenant à la main un pinceau ou une paire de ciseaux ; ça débloque ou c’est la température ? Non, non, préparation pour la maison de retraite. C’était vraiment pas prévu dans le programme. Alors, on reprend tout à zéro. C’est une initiation artistique : nous devons peindre un masque d’opéra et faire aussi du découpage pour atteindre le bonheur. Admirez nos œuvres ! Et puis non, on reporte à demain.

Ces machins choses qui circulent dans les ruelles de la vieille ville, c’est quoi ? Des touk-touks, ça change réellement du bus, allez, en route par équipage de 2 personnes dans ces drôles d’engins qui frôlent dangereusement les autres, grincent et couinent de tous les côtés et surtout ne s’arrêtent que lorsqu’ils le veulent bien. Heureusement, nous avons prévu une bonne assurance-vie.

Qui dit Chine, pense thé. Il y en a 3 000 sortes et la maison du thé nous en propose à la dégustation et bien entendu à la vente. Le tarif nous a semblé assez élevé.

Nous ne pouvons quitter la capitale chinoise avant d’avoir goûté le canard laqué. Cette spécialité pékinoise ne se cuisine qu’au restaurant. L’animal est présenté entier et découpé en fines lamelles devant les convives. Chacun aura pris le soin de déposer les morceaux de canard dans une petite crêpe puis de rajouter de la ciboule trempée dans la sauce de soja. Il suffira alors de rouler le tout et de déguster. Ce soir, nos compagnons suisses ont entonné une petite chanson pour marquer le départ de Martine, Hervé et Dounia et l’arrivée de Charles. Nous passons une deuxième nuit à l’hôtel.

 

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